El ahab

Keleuma - EL'AHAB

El’ahab,

J’ai parcouru la terre, le monde, épuisée, à la recherche inconsciente de ton amour incandescent dont la froideur du manque à consumé mon âme.

Mon cœur torturé a crié vers un sauveur, insoupçonné et inespéré.

Dans ta grâce inébranlable ton amour a bousculé mon âme et déjoué tous les pronostics du diable.

Tu es celui qui manquait à ma destinée, le vin et le miel de mon âme ; un lait pour me baigner, un onguent parfumé. Une huile pour mes blessures, que de tes propres mains tu as bandées, et de ton amour consolé.

L’infection de mon cœur ne t’a pas rebuté, tu es le seul qui a su lui parler. Quand j’étais désespérée, quand mon âme criait et que la mort semblait être la seule issue souhaitable, ta Parole m’a vivifiée et ton Amour m’a restaurée.

Mon passé ne t’a pas freiné, mon péché ne t’a pas dégouté ; tu t’es empressé de t’approcher pour me rassurer et me laver, m’habiller et me parer. Ton regard plein d’amour m’a bouleversée, la douceur de tes mains, la précision de tes gestes pour me soigner m’ont émotionnée. Que d’attention et de précaution pour moi qui t’ai tant de fois renié.

Et même quand ton épée venait fendre mon âme de ton autre main, tu me portais et me soutenais. Tu ne m’as jamais abandonnée, chacun de mes cheveux est compté.

Et quand rien ne semblait avoir de sens, tu conduisais chacun de mes pas pour me ramener un peu plus près de toi. Peu importe les attentes déçues de ce monde, les espoirs qui s’envolent dans un cri de douleur, les rejets cinglants des hommes, mon cœur souvent blessé.

Toi, tu es là. Mon cœur est dans ta main, car avec toi, c’est sûr il ne tombera pas, tu ne le briseras pas, tu ne le lâcheras pas… Oui, je le crois mon Roi.

Après avoir goûté aux prémices des joies de tes douceurs, mon cœur et mon corps se courbent, mon âme se prosterne et soupire après toi. Je désire te voir dans toute ta grandeur avoir l’éternité pour me plonger et me perdre dans tes hauteurs.

Viens mon Elohîm , viens mon Roi ! Et je serai là tout près de toi, à jamais dans tes bras. Consolée par ton amour, enivrée par le doux murmure de tes “je t’aime” auxquels j’aspire au plus profond de moi…

Maranatha!

Sarrah S

Article disponible également sur le magazine les Dokimos.

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